Mathieu : Je voudrais une œuvre à propos de Talking Heads, un de mes groupes préférés

Moi : Mais pourquoi, tu es trop jeune et tes parents trop ages pour être des fans de Talking heads ?

Mathieu : Au fait leur musique m’a marqué quand j’ai vu le film Wall steet

Ce bref échange de propos est le synopsis de cette œuvre. Il y a deux systèmes super posés. Autour d’une symétrie centrale se déploient les couleurs, beige, violet foncé, taupe, noir et blanc. Un mélange d’élégance et d’ambiance sombre et feutré du film et de la vraie rue de Wall Street aux façades claires et à l’activité diurne.

Le second système est de dix-sept bandes en deux parties, 5 mm de papier marbré (noir et rouge) et 5mm de papier métallisé argent. Cette série de dix-sept bandes viennent pardessus et fait allusion à la musique de Talking Heds. La musique de Talking Head et d’un rythme dur comme quelqu’un qui avance d’un pas décidé. Les bandes commencent tantôt avec de l’argent tantôt avec du marbré comme s’ils rebondissent telles des pièces tombées sur un sol en marbre.

C’est l’histoire d’une musique qui rétrospectivement contraste une autre. Une autre musique muette, dont on ne prend conscience qu’a l’instant ou le film et fini et le générique apparaît accompagné de la musique envoûtante de Talking Heads, This must be the place (Naïve melody). À l’instant ou l’on entend cette musique, elle est comme une continuité, comme si a Wall Street, même si les fluctuations de la bourse ne suivent aucun algorithme, il y a pourtant un rythme, une musique, dans le flux de l’argent.

Peter Larsen
Wall Street / Talking Heads, 2012
reliure,
10 x 10 x 100 cm.

vue de près

Peter Larsen,
5 avenue des Mousquetaires,
06100 Nice

mail@peterlarsen.fr